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Publié : 23 août 2008

Visite à la ferme de notre maraîcher, Loïc BOULANGER

Loïc nous avait invité à un méchoui improvisé et c’est donc avec quelques autres adhérents de notre Amap que nous avons rejoint les autres Amaps parisiennes servies par Loïc et invitées elles aussi sur sa ferme ce dimanche 27 juillet.

La ferme de Marconville est située à Villiers St Barthélémy, dans le pays de Bray, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Beauvais (Oise). Nous sommes à 100km de notre Val de Marne. Pour continuer sur la géographie, c’est une zone très jolie, vallonnée et bocagère. Beaucoup de maisons y sont en briques.

Ce qui frappe le plus en arrivant sur place sous la chaleur de juillet, c’est la poussière que l’on foule : le sol est extrêmement fin et poudreux. On imagine que ça s’agglomère avec la pluie. Drôle de sol ! Ca ne doit pas être facile de faire pousser nos légumes là dedans (historiquement, les zones bocagères c’est plutôt prairies et élevage, seule agriculture possible sur sol pauvre…)

Les terrains de Loïc sont occupés par un certain nombre de serres-tunnel de plusieurs tailles et Jean-Michel me montre un emplacement délimité avec des piquets où un nouveau tunnel sera monté prochainement.

Les tunnels-serres semblent être la solution de culture pour Loïc. Dans les espaces entre les serres et sur les bords du terrain sont plantés des légumes de plein champ … Loïc a re-créé des mares en contrebas. Cela récupère l’eau de ruissellement et permet de faire revenir de la bio-diversité aux abords. Cela permettait aussi le puisage pour l’arrosage avant le raccordement à l’eau de ville qui est très récent (cet hiver). Il y a d’autres parcelles aux alentours pour le plein champ.

La deuxième chose qui marque en déambulant dans les cultures c’est la présence partout d’herbes sauvages (je n’ai pas dit « mauvaises » herbes !) qui sont assez hautes en cette fin juillet. J’ai même failli marcher sur de jeunes plants de courgette dissimulés… On est bien en culture sans désherbant !

Nous constatons que les tomates (plusieurs variétés : cœur de bœuf, marmande ou ressemblant et cerise) approchent de la maturation. Sous les serres, les branches ploient sous les nombreuses grappes. Nous en aurons au panier très prochainement. C’est normal de ne pas en avoir eu avant. Cela nous rappelle notre latitude Nord et notre engagement de manger local et de saison. Toutes les tomates que avons mangé, vous comme moi, hors panier, depuis quelques semaines viennent sans aucun doute d’une région plus ensoleillée et méridionale…

Il y a aussi des rangées de fraisiers remontants qui promettent pour les prochaines semaines. Les framboisiers, eux, ne donneront que l’année prochaine.

Nous avons assisté aussi à un retour de récolte d’oignons qui vont être étalés au sol sous une serres pour « ressuyer » c’est-à-dire sécher pendant quelques jours afin d’être conservés en stockage et livrés à l’automne.

Nous avons l’impression d’un foisonnement de variétés plantées en serres ou plein champ mais avec peut être des quantités de chaque un peu faibles pour parvenir à approvisionner toutes les semaines toutes les Amap. Cela apporte indéniablement diversité à nos paniers mais les quantités par légumes sont un peu courtes pour cuisiner un plat dans une famille avec enfants. Il faut que nous reparlions de ça à Loïc et Jean-Michel.

Nous avons rencontré Charlotte, une jeune femme qui travaille sur l’exploitation et élève chez elle une trentaine de poules pondeuses dont Jean-Michel nous livre les œufs. Une autre jeune femme, Christelle et le père de Loïc, absents ce jour, complètent l’équipe de l’exploitation et s’occupent spécifiquement des serres. Le père de Loïc élève lui aussi des poules dont nous mangeons les œufs. Et Loïc m’annonce qu’il a recruté récemment un maraîcher expérimenté qui arrivera en septembre avec sa famille en provenance de l’Ardèche.

Nous avons aussi rencontré Jean Marie BEAUDOIN, exploitant la Ferme du Goupil, ferme laitière (trentaine d’allaitantes) bio à l’ouest de Beauvais depuis quelques années. Il nous proposera ses fromages bio (« tommes au foin », « tommes au cidre ») via Jean-Michel. J’ai évoqué avec lui la mise en place d’un contrat entre nous afin de lui donner un débouché sûr et organisé. Nous discuterons de cela à la rentrée. Il produit aussi de la crème et du beurre mais en faible quantité, il y a peu de chance donc que l’on puisse en être livrés.

Merci encore à Loïc de cette invitation. Il reste encore plein de questions et de choses à découvrir sur son exploitation. J’espère que ce compte rendu vous donnera envie d’aller voir sur place aussi par vous-mêmes .